Que dit le grand peuplier de la Plaine sur la naissance de Marthe Robin ?

Une suspicion mal établie

Dans La Vie de Marthe Robin publiée en 2006 et présentée à la page 13 comme une « synthèse objective », Bernard Peyrous et Marie-Thérèse Gille[1] ont écrit à la page 24 : « Le bruit a couru dans la famille et dans le pays que Marthe n’était pas la fille légitime de son père. » Cette affirmation non prouvée a fait réagir la famille de Marthe Robin et un rapport a été envoyé à la Congrégation pour les Causes des Saints à ce sujet. Par la suite, un livre co-signé par des proches de Marthe[2] a contesté ce fait.[3]

Se fondant sur des témoignages inaccessibles du fait de leur appartenance à l’enquête canonique réalisée pour la procédure de béatification en cours, le père Bernard Peyrous, alors postulateur de la Cause, a déclaré devant l’Assemblée Générale des Foyers, le 8 juin 2016, au sujet de la naissance illégitime de Marthe : « C’est le procès, on a trouvé cela dans le procès. Je n’ai pas le droit de ne pas le dire. Il y a des choses dures et pénibles à dire et à affronter. »[4]

Or il se trouve que les faits allégués ne sont pas aussi bien établis que souhaité. […][5] trois témoignages seulement […], font état de l’hypothèse d’une naissance illégitime et […] ces témoignages sont discutables. La famille n’a jamais entendu parler de quoi que ce soit.[6] […]

Le livre de Marie-Rose Achard

Et c’est là qu’il y a du nouveau pour mieux comprendre et apprécier la situation. Trois maisons formaient le hameau des Moïlles au moment de la naissance de Marthe Robin en 1902 : celle, bien connue, de la famille Joseph Robin, le père de Marthe ; celle de Ferdinand Robin, le cousin, située à côté. Un peu plus loin, celle de la famille Achard.

 

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Un article de 7 pages du Père Pierre Vignon, Prêtre du diocèse de Valence, Co-auteur du livre Vénérable Marthe Robin, des témoins réagissent et parlent. 6 janvier 2018.

 

[1] Marie-Thérèse Gille est décédée le 25 octobre 2017 (https://www.la-croix.com/Urbi-et-Orbi/Actualite/Carnet/Marie-Therese-Gille-vice-postulatrice-cause-Marthe-Robin-decedee-2017-10-27-1200887741). Le Modérateur des Foyers de Charité a annoncé la démission du père Bernard Peyrous de la postulation de la Cause de béatification de la Vénérable Marthe Robin dans une lettre interne du 18 novembre 2017. On trouve un communiqué du 30 octobre 2017 sur le site de la communauté de l’Emmanuel (http://emmanuel.info/information-pere-bernard-peyrous)

[2] Marc Deramaix, Raymond Peyret, Béatrice Soulary, Bernadette Galichet, Pierre Vignon, Marie-Hélène et Colette Gaillard, Vénérable Marthe Robin, des témoins réagissent et parlent Un Seul Cœur, 2014, préface de Mgr Jean-Marcel Chabbert.

[3] Les auteurs écrivent ensuite qu’ « Elle-même en aurait été persuadée. » même s’ils atténuent leur propos en ajoutant : « … si plusieurs témoignages vont dans le sens d’une conception illégitime de Marthe, ils ne permettent pas d’acquérir une certitude complète sur ce point. » (page 24)

[4] Texte d’après la transcription de la séance à l’usage des Foyers de Charité.

[5] A la demande d’un membre de la famille Robin, les passages entre crochets sont omis pour la diffusion publique.

[6] Contrairement à ce qui est écrit page 7 des Repères clés pour présenter Marthe Robin document interne au Foyer de Charité : « La famille savait tout cela et en souffrait. » La nièce de Marthe encore vivante conteste formellement l’affirmation qui est produite dans la biographie documentée et qui lui fait dire que la famille de Marthe savait son origine et qu’elle gardait le secret. Elle est scandalisée qu’on lui fasse tenir le contraire de ses propos.